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Réalisations 2004-05-20
Première mondiale dans le monde médical :
Une alternative nouvelle pour les couples désirant concevoir dont le conjoint est vasectomisé

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Introduction

Vous êtes maintenant prêts à tenter une grossesse. Vous avez tellement hâte d’avoir un enfant. Vous avez attendu longtemps que le moment soit propice à la venu d’un bébé. Vous avez enfin le partenaire idéal, vous avez un emploi stable ou peut-être même une nouvelle maison. Après quelques mois d’essai, rien. Vous ne vous inquiétez pas et vous continuez à essayer en faisant un peu plus attention à la période d’ovulation. Après six mois de tentatives, vous êtes inquiets. Après tout, il vous semble que pour tous vos couples d’amis, cela a fonctionné au premier essai. Les questions de vos amis et de votre famille vous énervent. Plus les mois passent, plus l’arrivée de la menstruation est vécue difficilement. Vous vous posez des questions. Est-ce que je suis trop stressée? Peut-être que c’est parce que j’y pense trop? Et si un de nous deux avait un problème? C’est lui ou moi?

Après un an de relations sexuelles non protégées, environ 85% des couples auront conçu. Parmi ceux qui n’auront pas obtenu de grossesse la première année, 50% y arriveront la deuxième année. Lorsque la femme a moins de 30 ans, il est justifié d’attendre plus d’un an avant d’entreprendre une investigation pour rechercher une cause d’infertilité. Par contre, si la femme est plus âgée ou si l’homme ou la femme présente des facteurs de risque pour l’infertilité, une investigation pourra être débutée plus tôt.

Le médecin que vous consulterez à la Clinique de fertilité Ovo recherchera d’abord et traitera ensuite, si possible, les causes de l’infertilité. La majorité des femmes deviendront enceintes avec une évaluation et un traitement adéquat. Votre équipe médicale vous remettra de l’information, répondra à toutes vos questions et tentera de vous rassurer. Une psychologue sera également mise à votre disposition pour vous aider à traverser cette période difficile de votre vie.

Les causes de l’infertilité

Dix à 15% des couples souffrent d’infertilité, soit environ 330 000 au Canada. On parle en fait de diminution de fertilité chez 84% des couples, avec 10% de stérilité chez la femme (obstruction des trompes des deux côtés) et 6% de stérilité chez l’homme (absence de spermatozoïdes). Les trois causes principales sont le facteur mâle, i.e. un spermogramme anormal (30 à 40%), les pathologies pelviennes, soit l’infection des trompes ou l’endométriose (30 à 40%), ou les problèmes d’ovulation (15%). L’infertilité sera inexpliquée chez 10% des couples. Chez un tiers des couples nous trouverons un problème exclusivement masculin, chez un autre tiers le problème de fertilité sera retrouvé chez la femme et chez tous les autres couples, nous trouverons une anomalie chez les deux partenaires.

L’investigation de base consistera donc à vérifier s’il y a ovulation chez la femme, à faire une analyse du sperme, soit le spermogramme, et enfin à évaluer si les trompes sont bloquées ou non par une hystérosalpingographie (examen en radiologie). Votre médecin vérifiera si vous êtes immunisée pour la rubéole et sinon, vous offrira la vaccination. Nous vous suggérerons de prendre de l’acide folique à raison de 0,4mg par jour dans le but de diminuer le risque des maladies du tube neural chez le bébé à venir. Nous vous encouragerons à cesser de fumer puisque la cigarette est toxique pour les ovules et les spermatozoïdes et elle contribue à l’infertilité. La marijuana, la cocaïne et l’alcool en excès peuvent aussi altérer la fécondité.

Qu’est-ce que l’infertilité?

L’infertilité est définie par une incapacité de concevoir après 12 mois de relations sexuelles non protégées. Cette définition suggère que l’infertilité et la fertilité soient un problème de tout ou rien. Les chances de grossesses spontanées sont souvent sous-estimées. Ainsi, un couple qui ne conçoit pas après un an d’exposition est considéré infertile, ce qui sous-entend qu’il nécessitera un traitement médical pour concevoir. En fait, devenir enceinte est une question de chance déterminée par plusieurs facteurs. Quand il y a des relations sexuelles régulières, une nouvelle chance de grossesse survient à chaque cycle menstruel. Le taux de fécondité mensuel normal se situe autour de 20% et est quand même de 6 à 8% chez les couples avec une infertilité de moins de trois ans si la femme a moins de 30 ans. Ce taux mensuel correspond à une probabilité de grossesse de 40 à 60% en un an selon le nombre d’années d’infertilité. Même si le taux de fécondité mensuel est bas, dû à une infertilité de longue date, un facteur mâle sévère ou un âge maternel avancé, il y a quand même une possibilité de grossesse spontanée.

Le facteur mâle

Au questionnaire, nous rechercherons une histoire de traumatisme des testicules, d’oreillons avec orchite, d’impuissance, de troubles d’éjaculation, de diabète ou autres maladies. Plus particulièrement, nous rechercherons une exposition aux substances toxiques comme des pesticides et nous en profiterons pour discuter des effets nocifs du tabac et de certaines drogues sur la fertilité.

Chez plus d’un tiers des couples, une anomalie sera retrouvée au spermogramme. C’est pourquoi le spermogramme sera toujours demandé au début de l’investigation, et ce, même si l’homme a déjà conçu dans le passé avec la partenaire actuelle ou une autre partenaire. Nous vous demanderons une abstinence de deux à trois jours avant la collecte du sperme. Le sperme pourra être recueilli par masturbation dans un contenant propre à l’hôpital ou à la maison si vous pouvez l’apporter rapidement à l’hôpital ou à la clinique (en moins d’une heure). Des anomalies au niveau de la quantité, de la mobilité et/ou de la forme des spermatozoïdes pourront être retrouvées. Si le spermogramme est anormal, il sera toujours répété une deuxième fois environ un mois plus tard. Si le résultat est encore anormal, nous vous ferons rencontrer un urologue spécialisé en fertilité masculine pour compléter le questionnaire et l’examen physique. S’il y a lieu, des prises de sang pourront être demandées. L’urologue recherchera surtout un problème qui pourrait être traité de façon à améliorer le spermogramme. Une varicocèle sera parfois identifiée à l’examen des testicules et presque toujours du côté gauche. Lorsque la varicocèle est suffisamment importante pour être détectée à l’examen physique, une chirurgie pour cure de varicocèle sera offerte et pourra améliorer le spermogramme et les chances de grossesse. Malheureusement, une cause traitable ne sera retrouvée que chez une minorité des hommes. Selon la sévérité du problème, nous vous offrirons soit des inséminations intra-utérines après lavage du sperme ou la fécondation in vitro avec micro injection des spermatozoïdes.

Il y a plusieurs années, le bilan d’infertilité incluait le test post-coïtal. Ce test a été abandonné parce qu’il n’est pas fiable pour évaluer la fécondité des spermatozoïdes.

Le facteur tubaire

Des trompes perméables sont essentielles pour la fécondation. C’est à mi-chemin dans la trompe que l’ovule et les spermatozoïdes se rencontreront. L’ovule fécondé, i.e. l’embryon arrivera dans l’utérus environ cinq jours après la fécondation et s’implantera le sixième jour. Vos trompes pourraient avoir été endommagées par une infection ancienne ou récente causée soit par une maladie transmissible sexuellement, comme la chlamydia, ou par une infection venant d’ailleurs (ex : appendicite avec péritonite). L’endométriose modérée à sévère peut aussi atteindre les trompes progressivement. L’hystérosalpingographie est le test qui permettra de vérifier la perméabilité des trompes. Cette technique implique l’injection de produit de contraste à base d’iode et plusieurs radiographies. Cet examen sera fait cinq à dix jours après le début de la menstruation. Des crampes de type menstruelles peuvent survenir pendant et parfois 24 à 48 heures après l’examen. Un anti-inflammatoire comme naprosyn ou ibuprofène aidera à réduire ces crampes. Une ou les deux trompes peuvent être bloquées et/ou dilatées. Une laparoscopie sera alors peut-être nécessaire pour confirmer le blocage et évaluer l’étendue de la maladie. La laparoscopie sera diagnostique et souvent thérapeutique. Lors de l’intervention, votre médecin pourra tenter de débloquer les trompes, d’enlever les adhérences (cicatrices), cautériser (brûler) l’endométriose, bref, il essayera de faire tout ce qu’il pourra pour améliorer votre fertilité. Toutes les chirurgies de fertilité peuvent maintenant se faire par laparoscopie avec moins de complications et une convalescence plus courte que la chirurgie traditionnelle.

Le facteur ovulatoire

L’anovulation expliquera les difficultés chez 15% des couples. Si vos cycles menstruels sont réguliers, il est peu probable que vous avez un problème d’ovulation. Cependant, pour bien documenter une ovulation, nous vous demanderons de faire un graphique de température basale pendant un mois ou nous ferons un dosage sanguin de la progestérone en phase lutéale, soit juste avant les menstruations. Si vos menstruations sont très irrégulières (aux 30 à 60 jours ou quelques menstruations par année seulement) il devient évident qu’il y a un problème. Vous ovulez peut-être à l’occasion mais comme les ovulations sont rares, les chances de devenir enceinte sont rares elles aussi! La prolactine et la TSH (hormone qui stimule la glande thyroïde) seront dosées car certains troubles endocriniens peuvent perturber l’ovulation. Le dosage de la FSH permettra d’éliminer une insuffisance ovarienne (ménopause précoce). Si vous notez que votre pilosité est très forte et que vous prenez du poids facilement, vous avez probablement le syndrome des ovaires polykystiques. Ces femmes sont classiquement anovulatoires, hirsute (pilosité forte) et souvent obèses. Les ovaires ont plusieurs petits follicules (kystes) à l’échographie. La résistance à l’insuline est souvent augmentée chez ces femmes qui sont aussi plus à risque de diabète et d’hypercholestérolémie. Si vous avez un problème d’ovulation, votre médecin vous suggérera d’induire votre ovulation à l’aide d’ovulants comme le citrate de clomifène. Si votre niveau d’insuline à jeun est augmenté, du glucophage vous sera prescrit et pourra vous aider à ovuler.

Le citrate de clomifène est utilisé dans le traitement de l’anovulation depuis 1962. Il agit comme un œstrogène sélectif. Il augmente la FSH pour stimuler les ovaires. Chez les femmes anovulatoires, nous obtenons un taux d’ovulation de 60 à 85% avec un taux de grossesse de 30 à 40%. Si nous n’arrivons pas à faire ovuler la femme avec le citrate de clomifène, nous aurons recours aux gonadotrophines à petites doses.

L’infertilité inexpliquée

Chez 10% des couples, l’investigation n’aura dévoilée aucun problème. Le couple pourra alors choisir de continuer à tenter une grossesse sans aide pendant quelques mois ou années. Si la femme a moins de 30 ans et que vous tentez de concevoir depuis moins de trois ans, il y a 60% de chances que vous conceviez spontanément pendant les trois années qui suivront. Bien sûr, la majorité des couples qui consulte en clinique de fertilité sont pressés et ne veulent pas attendre. Nous offrirons donc une superovulation en fonction du choix du couple, du nombre d’années d’infertilité et de l’âge de la femme. Plus le nombre d’années d’infertilité est grand et\ou plus la femme est âgée, plus il devient indiqué de débuter la superovulation.

Nous débuterons par l’utilisation du citrate de clomifène, un médicament qui se prend par la bouche en comprimés du 3e au 7e jour du cycle. Le citrate de clomifène va augmenter « booster » l’ovulation. Le risque de jumeaux augmente donc à 5% alors qu’il est de 1% pour les grossesses spontanées. Les effets secondaires seront en général légers et bien tolérés et consisteront en chaleurs, maux de tête et irritabilité. Comme la majorité des grossesses surviennent surtout pendant les trois premiers mois d’un traitement de fertilité, si vous n’avez pas conçu après trois mois votre médecin vous proposera de modifier le traitement. L’étape suivante ajoutera des inséminations intra-utérines à l’utilisation du citrate de clomifène pendant un autre trois mois.

S’il n’y a toujours pas de grossesse, une laparoscopie sera en général proposée si elle n’a pas déjà été effectuée. Cette chirurgie permettra de visualiser les trompes et de s’assurer qu’elles sont bien normales. L’endométriose sera recherchée et si nous la retrouvons, elle sera cautérisée. Toute anomalie susceptible de nuire à la fertilité sera corrigée, s’il y a lieu.

Par la suite, des superovulants plus puissants, les gonadotrophines, seront utilisés. Il s’agit d’injections à tous les jours, pendant une dizaine de jours, dans le muscle ou sous la peau, qui stimulent les ovaires à produire davantage d’ovules. Ces injections sont habituellement administrées par le conjoint. Nous procéderons à une insémination intra-utérine à l’ovulation. Les effets secondaires sont surtout reliés à l’inconfort de l’injection. Après trois mois de ce traitement, s’il n’y a pas de grossesse, la fécondation in vitro sera la dernière option.

Nous obtenons un taux de fécondité mensuel de 5,6% avec le citrate de clomifène qui augmente à 8,3% en ajoutant des inséminations intra-utérines. Le taux de grossesses obtenu avec la stimulation aux gonadotrophines et inséminations intra-utérines est de 17,1% par cycle et de 30% ou plus en fécondation in vitro. Figure 1. Il ne faut pas oublier de comparer ces chiffres avec la fécondité mensuelle d’un couple fertile normal qui est de 20%.

L’âge

L’homme demeure fertile très longtemps. Les testicules produisent de nouveaux spermatozoïdes continuellement. Il n’en est pas de même pour la femme. La quantité d’ovule dans les ovaires ne va que diminuer progressivement jusqu’à la ménopause. La ménopause survient habituellement vers 50 ans lorsque la réserve d’ovules est épuisée. Un tiers des femmes entre 35 et 40 ans aura un problème de fertilité et plus de la moitié des femmes après 40 ans. Depuis quelques années, le nombre de visites en clinique de fertilité a augmenté. De plus en plus de femmes attendent la fin de la trentaine pour commencer leur famille à cause de leur carrière ou tout simplement parce que l’homme « idéal » ne s’est pas présenté auparavant. Les risques d’avoir été exposé à une infection pelvienne ou d’avoir développé de l’endométriose augmentent avec l’âge. De plus, la réserve ovarienne a significativement commencé à diminuer après 35 ans chez la plupart des femmes. Le risque de fausse couche augmente également avec l’âge. Alors que le risque est de 10 à 15% chez les femmes de moins de 30 ans, il augmente à 40% chez la femme de 40 ans. Bien sûr, il ne faut pas faire un enfant si ce n’est pas le bon moment mais si vous voulez des enfants et que vous approchez de la quarantaine, il vaudrait mieux ne pas attendre trop longtemps.

L’endométriose

L’endométriose est diagnostiquée chez 30 à 40% des femmes en clinique de fertilité. Il s’agit de petites glandes d’endomètre (la couche interne de l’utérus) qui passent par les trompes pendant la menstruation et qui vont s’implanter dans la cavité pelvienne sur les ovaires, devant ou derrière l’utérus et parfois sur la vessie ou l’intestin. C’est une maladie parfois bien ennuyeuse qui a plusieurs facettes. L’endométriose peut causer des douleurs menstruelles, des douleurs aux relations sexuelles et peut être associée à l’infertilité. Certaines femmes avec une endométriose sévère n’ont aucune douleur et aucune difficulté à devenir enceinte ce qui fait de cette maladie un vrai mystère. Des études ont démontré que lorsque nous trouvons de l’endométriose au moment de la laparoscopie et que nous la traitons, nous améliorons les chances de grossesse.

L’anastomose tubaire

Vous avez eu une ligature des trompes dans le passé. La vie a fait en sorte que maintenant vous le regrettez. Vous avez un nouveau conjoint ou c’est toujours le même et vous voulez un autre enfant. Votre médecin évaluera attentivement votre demande et vérifiera quelle technique a été utilisée pour vous ligaturer. Il n’est pas toujours possible de revenir en arrière et même si nous vous offrons une chirurgie pour restaurer votre fertilité, les chances de grossesse seront autour de 70%. Traditionnellement, l’anastomose tubaire se fait par laparotomie, i.e. une incision bikini avec une convalescence de plusieurs semaines. Une technique d’anastomose tubaire par laparoscopie avec un taux de succès équivalent à la chirurgie traditionnelle a été développée il y a quelques années. Il s’agit d’une chirurgie d’un jour avec une convalescence de quelques jours seulement.

La fécondation in vitro

La dernière étape dans les traitements de fertilité est souvent la fécondation in vitro. Il y a certaines situations où la fécondation in vitro sera la seule option. Par exemple, chez un couple ou la femme a eu des grossesses ectopiques à répétition et qu’elle a perdu ses trompes. Ou chez un couple ou l’anomalie du sperme est très importante et que les inséminations avec donneur ne sont pas une option. Ou encore, vous avez 41 ans, et vous ne voulez pas perdre de temps. Les inconvénients principaux de la fécondation in vitro sont le stress, les visites, qui peuvent être nombreuses, et les coûts. Les médicaments sont parfois remboursés partiellement ou en totalité par les assurances privées. Le coût de la fécondation in vitro n’est presque jamais remboursé sauf pour un retour d’impôt de 30% de la part du gouvernement. Les coûts de la fécondation in vitro sont élevés mais les taux de succès sont bien supérieurs aux autres traitements de fertilité et sont de 30 à 50% chez la femme de 35 ans et moins. L’âge de la femme est le facteur le plus important et les taux de grossesse ne sont plus que de 15% à 20% chez les femmes entre 40 et 42 ans.

Après une évaluation complète et un bilan sanguin, si vous êtes considérés comme candidats à la fécondation in vitro, vous débuterez vos médicaments lors d’une menstruation. Le premier médicament est donné en injection sous-cutanée et permet de mettre les ovaires au repos et nous permet de prendre le contrôle du cycle pour ainsi éviter une ovulation spontanée. Après suppression, les gonadotrophines sont débutées pour stimuler les ovaires à produire plusieurs ovules. Les ovules seront prélevés par échographie par le vagin puis inséminés en laboratoire par le sperme du conjoint. Deux ou trois jours et parfois cinq ou six jours (embryon au stade de blastocyste) après la collecte, deux ou trois embryons seront replacés dans l’utérus. Des comprimés de progestérone sont placés dans le vagin à tous les jours pour aider à l’implantation des embryons. Le test de grossesse est effectué deux semaines après la collecte d’ovules. La fécondation in vitro existe depuis plus de 20 ans. Par cette technique, certains couples réussissent à concevoir alors qu’autrement l’adoption aurait été la seule option. Depuis une dizaine d’année, la microinjection des spermatozoïdes directement dans l’ovule a permis également à des hommes azoospermiques (absence de spermatozoïdes dans l’éjaculat) de concevoir. Dans certains cas, les spermatozoïdes peuvent être prélevés directement dans les testicules et injectés dans les ovules. Le don d’ovule permet également à certaines femmes avec une ménopause prématurée ou avec une baisse de réserve ovarienne et qui ont mal répondu à la stimulation en fécondation in vitro, de porter une grossesse. Les ovules d’une donneuse anonyme seront fécondés par le sperme du conjoint et les embryons seront replacés dans l’utérus de la femme.

Conclusion

Vous avez un projet parental? Vous tentez d’avoir un enfant depuis une ou plusieurs années? Votre situation est particulière ou vous recherchez une deuxième opinion? Nous sommes là pour vous aider. Nous parlons de plus en plus ouvertement de l’infertilité depuis quelques années. Les couples s’informent davantage et l’information se diffuse plus facilement. Les consultations en clinique de fertilité augmentent. L’investigation s’est simplifiée au cours des années et est beaucoup plus facile pour le couple. En clinique de fertilité, nous tenterons de répondre le mieux possible à votre demande et nous respecterons vos choix. Certains couples ne consultent que pour savoir s’il y a un problème qui peut se corriger et sinon, ne veulent aucune aide ou médicaments. D’autres n’iront jamais jusqu’à la fécondation in vitro par choix ou à cause des coûts. D’autres nous consultent en parallèle de leurs démarches d’adoption. Ces dernières années, 65% des couples qui nous ont consultés ont eu une grossesse avant de se rendre à l’étape de fécondation in vitro. Nous ferons tout ce que nous pourrons pour vous aider à réaliser votre rêve…un enfant.

Références

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2. Chandra A, Stephen EH. Impaired fecondity in the United States : 1982-1995. Fam Plann Perspect 1998; 30 :34-42.
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5. Kousta E, White DM and Franks S. Modern use of clomifene citrate in induction of ovulation. Human Reprod Update 1997; 3 :359-365.
6. Marcoux S, Maheux R, Bérubé S, et the Canadian Collaborative Group on Endometriosis Laparoscopic surgery in infertile women with minimal or mild endometriosis. N Engl J Med 1997; 337 :217-222.
7. Bissonnette F, Lapensée L, Bouzayen R. Outpatient laparoscopic tubal anastomosis and subsequent fertility. Fertil Steril 1999; 72 :549-552.
8. Cuzick DS et al. Efficacity of superovulation and intrauterine insemination in the treatment of infertility. N Engl J Med 1999; 340 :177-183
9. Bissonnette F, Lapensée L. L’investigation et le traitement de l’infertilité, où en sommes-nous? Le Clinicien Février 2000
10. Bissonnette F, Lapensée L. La reproduction médicalement assistée, où en sommes-nous? Le Clinicien Mars 2000


Fig. 1. Taux de fécondité mensuel dans le traitement de
l’infertilité inexpliquée.

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